
Lure, la marque
Ma première marque. Montée de zéro, menée pendant trois ans, apprise en la faisant. Design, production, site, feed, teasers, campagnes : tout est passé par mes mains.
21 novembre 2023. Le premier drop n’a même pas de nom. 47 t-shirts, sérigraphiés à la main, un par un. Les premiers teasers, les premiers TikTok. C’était brut, un peu maladroit, et c’est resté mes meilleurs souvenirs.
Mars 2024. Une collection de sweats rose et noir, pensée pour être produite au Portugal, dans les ateliers qui fabriquent pour les grandes marques. Trop ambitieux, trop tôt : coûts sous-évalués, marché mal lu. On annule avant la sortie plutôt que de foncer dans le mur. Première vraie leçon : une bonne idée sans les bons chiffres reste une mauvaise décision.
3 août 2024 : Restock. On repart des premiers t-shirts, mais on change de dimension : passage en usine. Meilleure coupe, meilleure impression, fini les défauts de l’artisanal. Sold out le jour même. L’un de nos plus beaux lancements.
14 septembre 2024 : Origin’s. Un retour aux racines : notre tout premier logo, réédité de nos mains. Commercialement discret, trop proche de Restock. Mais c’est là qu’on passe un cap créatif : premier vrai teaser, écrit, mis en scène, tourné en équipe.
1ᵉʳ février 2025 : Saint-Valentin. Notre meilleur drop. Un design confié à un pro, un pari assumé : vendre du t-shirt en plein hiver. Shooting dans le froid, rendu chaud. Un message simple, s’offrir à soi autant qu’à ceux qu’on aime. Le teaser le plus abouti qu’on ait signé, jusqu’aux SFX. Et un documentaire pour clôturer la collection, qui a dépassé nos attentes.
2 janvier 2026 : Archives. Une relecture de nos tout premiers sweats. Cette fois, tout est pensé pour la performance : vertical, hook, campagnes payantes.
Trois ans à tout tester, tout rater, tout recommencer. Ce que j’en retire tient en une phrase : la valeur n’est pas dans le produit, elle est dans l’histoire, l’image et la stratégie qui l’entourent.


